vendredi 1 août 2008

ÇA SE POURSUIT POUR MORIN

Simon-Olivier Lorange

Sherbrooke - Le nuage sur lequel flotte le cycliste Francis Morin depuis le début de la saison ne semble manifestement pas en voie de s’estomper!

Cette fois, c’est à l’étape de la coupe du monde de vélo de montagne disputée ce week-end au mont Sainte-Anne que le magogois a laissé sa marque. Au terme d’un été consacré à s’affirmer parmi l’élite canadienne dans sa catégorie, Morin en était rendu à faire son entrée sur la scène internationale senior. Et une nouvelle fois, l’expérience ne l’a pas déçu, le jeune athlète de 19 ans terminant au 44e rang du classement général et au huitième chez les moins de 23 ans. « Je pense que j’ai réussi une des meilleures performances de ma vie, a-t-il lancé, lorsque joint hier soir. J’estimais réaliste de viser un top 50 si tout allait pour le mieux, alors ce résultat-là me comble tout à fait. C’était impressionnant puisque la plupart des meilleurs coureurs au monde étaient présents, des gars qui vont tous aller aux Olympiques. C’est très significatif pour moi. J’ai vraiment senti que la vitesse avait augmenté par rapport aux coupes Canada. »

Preuve que la séquence heureuse amorcée au moi de mai se poursuit pour Morin, il a terminé bon premier chez les coureurs recrues et s’est maintenu dans le top 5 chez les Québécois.

La constance d’abord
Si la constance est devenue la marque de commerce du vététiste cette saison, elle l’a également été pendant la course elle même, qu’il a terminé en milieu de peloton. « Suivant ma stratégie, je voulais connaître un fort départ parce que je sais qu’à ce calibre, il est très difficile de gagner des positions une fois dans la forêt, a-t-il expliqué. Ça marché et après deux tours, j’étais environ 60e.
Puis, contrairement à plusieurs qui ont ralenti, j’ai réussi à demeurer constant pour le reste de la course et à finir fort, ce qui m’a permis de remonter tranquillement au classement. »
Maintenant que la glace est brisée, Francis Morin aura la chance de répéter cette performance dès le week-end prochain à Bromont, où s’arrêtera une autre tranche de la Coupe du monde Avec en poche l’expérience d’une première course, le principal intéressé estime qu’un top 40 pourrait possiblement être envisageable. Il se garde toutefois de s’emballer quant à ses prédictions.
« C’est sûr que l’expérience peut aider, mais on parle quand même de la Coupe du monde, a-t-il rappelé. Je pense que la barre est déjà assez haute comme ça! »